
« Nîmes, ville de 16 190 hectares, est la vingtième plus grande ville de France. Au sein de la cité, les témoins matériels de son passé antique constituent l’attribut patrimonial le plus remarquable. Ses Arènes, sa Maison carrée ou les vestiges de l’enceinte romaine sont les monuments qui ont composé une des plus importantes colonies du monde romain qui reliait Rome à l’Espagne. Son centre historique est aussi magnifiquement constitué par les édifices civils et publics datant des XVIIe et XVIIIe siècles. Ses boulevards du XIXe siècle et son architecture contemporaine d’avant-garde font de la ville l’un des meilleurs exemples de conservation, protection et évolution urbaines. »

Fiche d’identité
Ville : Nîmes
Département : Gard
Population : 150 000 habitants
Date de création du secteur sauvegardé : Le 15 mars 1985
Date d’approbation du secteur sauvegardé : Le 05 juin 2007
Surface du secteur sauvegardé par rapport à la surface de la commune en % : 0,25%
Surface de la commune : 161,90 km²
Surface du secteur sauvegardé : 0,41 km²
Le site de Nîmes est peuplé depuis le VIe siècle av. J.-C. : Le sanctuaire du dieu Nemausus est alors aménagé autour de la source de la Fontaine. Simultanément, une tour de surveillance est édifiée au dessus du site. Elle sera intégrée dans l’enceinte romaine, servant de base à la Tour Magne.

Au Ier siècle av. J.-C., Nîmes devient une « colonie de droit latin », l’empereur Auguste et ses successeurs la dotent d’équipements et de monuments : une enceinte de 7 km de long, protégeant 220 ha, un amphithéâtre pouvant accueillir 25000 spectateurs, un forum dont la Maison Carrée reste un somptueux témoignage, un sanctuaire majestueux autour de la source de la Fontaine.

Au Moyen-âge, la ville se replie sur 30 ha à l’intérieur d’un rempart dont le périmètre correspond presque à celui de l’actuel secteur sauvegardé. Enrichie grâce au commerce du textile et notamment de la soie, Nîmes se pare d’hôtels particuliers aux XVII-XVIIIe siècles. Au XIXe siècle, l’arrivée du chemin de fer suscite la création d’un nouveau quartier résidentiel au sud-est : l’Esplanade est réaménagée en jardin pour servir de pivot entre la ville ancienne et la gare. Un axe majeur est ainsi créé : l’avenue Feuchères.

La ville de Nîmes a intégré cette démarche qualitative afin de reconnaître les enjeux et les potentialités du centre ancien au sein du dynamisme culturel, touristique et économique de la ville.
Les objectifs spécifiques de son PSMV sont :

Le secteur sauvegardé au moment de sa création :

Le secteur sauvegardé aujourd’hui :

Les réussites et limites en termes de :
Habitat / logement :
La mixité sociale a été maintenue grâce à une démarche associant des opérations du type "HLM" et des opérations immobilières de grand standing dans le cadre de la loi Malraux.

Espace public :
Les requalifications de la place des Esclafidoux, de la place de la Maison Carrée et de la place du Chapitre (ombrages, fontaines, revêtements de sol et éclairage), ont fait suite à celles plus anciennes (années 1990 et 2000) qui ont touché toutes les autres places de l’Écusson (place aux Herbes, du Marché, de l’Horloge) ou de ses abords (place d’Assas). Ces opérations ont redonné un élan commercial à ces espaces (restaurants et leurs terrasses, "petites boutiques" et grandes enseignes) et ont permis d’aérer le Secteur Sauvegardé en créant de nouveaux lieux de convivialité. La mise en œuvre actuellement du projet Arènes Esplanade Feuchères (AEF) et la requalification des allées Jean Jaurès permettent de poursuivre cet élan.

Attractivité économique :
Les campagnes de ravalement obligatoire programmées, surveillées par le service Secteur Sauvegardé et aidées de subventions municipales génèrent une importante activité pour les entreprises de façadiers qualifiées MH. Par ailleurs, les rues piétonnes du Centre Ancien, avec leurs immeubles réhabilités aux façades claires, sont au cœur d’une vaste zone de chalandise ; Nîmes étant le centre d’une Communauté d’Agglomération.

Protection et mise en valeur du patrimoine :
Nîmes bénéficie d’un PSMV, elle fait partie du réseau des Villes à Secteur Sauvegardé et des Villes d’Art et d’Histoire, ce qui induit une vigilance particulière en matière patrimoniale.

Transports et mobilité dans la ville :
Ils font l’objet de débats actuellement du fait d’une refonte obligée du Transport en Site Propre, mais d’une manière générale les infrastructures nécessaires à ce projet qui facilitera les liaisons à l’échelle de l’Agglomération, sont déjà en partie mise en place grâce à la création de nouvelles lignes de bus. La création de pistes cyclables se développe aussi peu à peu (notamment le long des allées Jean Jaurès en cours de requalification). La politique dans ce domaine s’inscrit dans le développement durable ; favoriser les transports en commun et déplacements non polluants, avec des parcs de stationnement en périphérie de la ville.

Moteur pour la politique culturelle :
Une SMAC en cours de réalisation à l’est de la ville, des bibliothèques municipales dans les ZUP, la médiathèque Carré d’Art en centre-ville , un partenariat avec l’Université de Montpellier (cycles de conférence à la Fac Vauban, accès tous publics à la bibliothèque universitaire…), plusieurs scènes de théâtre en plus du théâtre municipal (des scènes privées, un second lieu municipal de représentation avec le nouveau théâtre Christian Liger). La prochaine réalisation du Musée de la Romanité au pied de l’Amphithéâtre.

Tourisme :
Une fréquentation croissante grâce à un partenariat avec CulturEspace pour gérer, valoriser et animer les monuments antiques et grâce à l’organisation tout au long de l’année de visites guidées et à thèmes (Office du Tourisme).

Le secteur sauvegardé de demain
Le pôle central de l’Agglomération, cœur des échanges et de convivialité.
