Association Nationale des Villes et Pays d’Art et d’Histoire et des Villes à Secteur Sauvegardé et Protégé

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Lagny-sur-Marne

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Lagny-sur-Marne

ZPPAUP (1990)
20 340 Latignaciens
572 hectares

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Pont Joffre © Ville de Lagny-sur-Marne

Compte tenu de la fragilité des abords de la Citadelle, la réalisation de l’inventaire devient urgente. Tel qu’il est envisagé, l’inventaire peut répondre à trois grands objectifs :

  • constituer une base documentaire, en tant qu’outil de connaissance de l’histoire urbaine d’Alba Iulia mis à la disposition d’un public « averti »
  • fonder et motiver des intentions règlementaires et en particulier les mesures de protections reportées dans les documents d’urbanisme
  • contribuer à la valorisation touristique du site, après adaptation de la base documentaire pour en permettre l’accès au « grand public »

La constitution d’une base documentaire

Il doit être possible de disposer d’éléments de connaissance historique sur les abords de la Citadelle. Ces éléments peuvent d’ores et déjà être collectés, analysés et exploités en vue de leur mise à la disposition du public et en vue de préciser si nécessaire les données à caractère historique nécessaires à la saisie de l’inventaire.

Les fondements et justifications d’un document règlementaire

L’inventaire doit donner lieu à l’élaboration d’un plan d’urbanisme et de son règlement. Pour cela, il est nécessaire de :

  • présenter les caractéristiques historiques, architecturales, urbaines
  • expliciter les critères d’appréciation qui ont conduit à définir l’intérêt de ce patrimoine, bâti ou non-bâti
  • préciser et justifier les choix règlementaires

Les caractéristiques du patrimoine étudié

La compréhension d’un patrimoine urbain nécessite la mise en œuvre d’une approche historique, d’une approche urbaine ainsi qu’une analyse des différentes architectures. Dans le cas d’espèce, l’approche historique peut se limiter à la fourniture des quelques repères nécessaires à la compréhension des analyses urbaines et architecturales (la naissance de la Cité, les grandes étapes de son développement économique et démographique, les périodes d’invasions-destructions-reconstructions, les diverses influences…). L’approche urbaine doit, quant à elle, permettre la compréhension des processus d’urbanisation et de stratification de la ville, mettre en évidence l’analyse des fonctions urbaines anciennes et présentes et, si possible, annoncer l’étude des architectures. L’analyse des architectures a pour objet de mettre en évidence les caractéristiques de l’élaboration des constructions, à savoir, la composition volumétrique (la forme générale, les gabarits, l’articulation des volumes entre eux …), la composition des façades (le rapport entre les pleins et les vides, le rythme, la proportion et le dessin des percements), l’ornementation, le rapport entre la forme et la fonction, les principes constructifs. Sur ce dernier point, il convient de préciser que même si les règlements d’urbanisme ne régissent pas les procédés constructifs, la compréhension de la réalité technique des ouvrages est indispensable à la prescription d’interventions architecturales cohérentes et respectueuses de l’édifice. Une campagne de reconnaissance photographique permettant d’identifier les « paysages urbains sensibles ».

Les critères d’analyse et d’évaluation de l’intérêt patrimonial

L’inventaire du patrimoine n’est pas seulement un outil de connaissance. C’est également un outil d’évaluation.

Évaluer un patrimoine urbain, c’est définir la valeur de l’ensemble tout autant que la valeur des parties prises isolement. La définition de la valeur d’ensemble permet, entre autres, de définir les critères d’analyse des individus au regard de l’ensemble urbain auquel ils participent. Cette démarche conduit à établir pour chaque édifice ou espace libre son intérêt propre (sa valeur intrinsèque) et son intérêt relatif (sa valeur au regard de l’ensemble auquel il s’inscrit). L’intérêt propre d’un édifice est en premier lieu déterminé par la qualité de son élaboration architecturale, appréciée sans valorisation a priori de son style ni de son ancienneté. L’édifice peut également présenter un intérêt historique (lieu de mémoire : Marie-Antoinette y a passé sa dernière nuit), scientifique (la construction est le témoin d’une innovation technique particulière : premier immeuble réalisé en ciment armé) ou autre. Enfin, l’intérêt d’un édifice s’apprécie au regard de sa représentativité. L’édifice peut être typique lorsqu’il répond aux caractéristiques d’un modèle reconnu localement, ou à l’inverse être qualifié de singulier lorsqu’il se distingue des modèles dominants de son contexte ou de son époque de construction. La présence d’un élément ou d’un décor d’intérêt qui ne participe pas réellement à l’élaboration architecturale n’implique pas nécessairement la conservation de l’édifice lui-même, mais peut justifier des prescriptions de déplacement ou de réemploi.

L’édifice présente un intérêt relatif lorsqu’il participe d’un ensemble reconnu (ensemble homogène ou hétérogène). Dans le cas d’espèce, son intérêt s’apprécie au regard de sa localisation dans l’ensemble (participation à une séquence particulière, constitution d’un angle de rue, aboutissement d’une perspective…). Il s’apprécie également au regard des rapports que l’édifice entretient avec son contexte par effet de similitude, de transition ou de contraste.

L’intérêt propre d’un espace libre s’apprécie au regard de sa superficie (synonyme de rareté dans les tissus anciens), de sa qualité d’aménagement (minérale ou végétale) et de sa valeur écologique (qualité et diversité de la palette végétale, présence d’espèces rares…). Son intérêt relatif s’apprécie au regard de sa localisation (perspective, libération d’un « cône de vue »…), de sa participation à un ensemble plus vaste (contiguïté avec des espaces libres voisins, continuité d’un « corridor écologique ».

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Ancien bain douche, bords de Marne © Ville de Lagny-sur-Marne

Les principes règlementaires

Une fois l’évaluation du patrimoine réalisée, il est possible d’établir un projet préservation et de mise en valeur, qui se traduit ensuite par un règlement d’urbanisme approprié. En réponse aux critères d’intérêt définis ci-dessus (intérêt propre et intérêt relatif) deux principes fondateurs doivent trouver leur application dans le règlement :

  • le respect de l’édifice lui-même
  • le respect du caractère des lieux

Le respect de l’édifice Quelle que soit sa nature (restauration, rénovation, modifications, extension, surélévation) et sans parti pris stylistique, une intervention sur un édifice est appréciée au regard du respect de la cohérence architecturale, historique et technique de l’édifice.

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Passage de l’Arcade © Ville de Lagny-sur-Marne

La cohérence architecturale La prise en considération de la conception d’origine est indispensable au respect de la cohérence architecturale de l’édifice. Quelques principes simples peuvent être retenus : Une adjonction, extension ou surélévation, doit de préférence conserver un gabarit modeste en comparaison du gabarit de l’édifice origine. Une surélévation ou une nouvelle toiture ne doivent pas venir « écraser » la construction d’origine. Les nouveaux percements doivent respecter les principes de composition la façade (proportion des baies, rythme des percements…). Les éléments qui participent intimement à l’élaboration architecturale de l’édifice doivent être respectés en tant que tels : la surélévation d’une construction doit être interdite lorsque l’édifice présente un caractère d’achèvement : c’est par exemple le cas des immeubles à façade pignon, des immeubles couronnés par des corniches remarquables ou surmontés de lucarnes d’intérêt. Les fonctions d’origine, lorsqu’elles sont soulignées par un traitement architectural particulier ne doivent être brouillées :

  • une baie de porte ornementée avec ostentation doit conserver sa fonction d’accueil
  • une façade « sur-signifiée » stylistiquement est peu adaptée à recevoir des fonctions techniques (locaux poubelles, postes de transformation…)
  • un matériau conçu pour rester apparent ne peut être enduit ou masqué, à l’inverse un matériau conçu pour être recouvert ne doit être mis à nu…

La cohérence historique Intervenir sur un patrimoine ancien suppose parfois de réaliser des choix quant à la restauration ou la restitution d’éléments d’époque diverses. Sur un patrimoine relativement récent comme celui des abords de la Citadelle, les modifications apportées au cours des années restent limitées, les choix de restaurations sont simples. La question se posera à l’occasion des modifications ou adjonctions projetées : devront-elles être réalisées en parfait mimétisme avec les styles de la construction ou devront-elles exprimer un caractère contemporain ? Cette question n’appelle pas de réponse a priori, seule la nature et la qualité du projet doivent permettre d’apprécier la pertinence du parti retenu.

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L’Eglise Notre-Dame-des-Ardents © Ville de Lagny-sur-Marne

La cohérence technique Le respect des règles de l’art doit rester le cadre de toute intervention sur un patrimoine ancien. Cette attitude est imposée par des raisons techniques et d’autres raisons plus philosophiques. Ces dernières tout d’abord : se satisfaire de l’aspect sans la réalité, substituer un décor de théâtre à une matérialité originelle est une perte grave du sens et de la fonction de témoin historique de notre patrimoine ancien. Néanmoins, chacun développe selon sa sensibilité un rapport à la réalité matérielle. Les raisons techniques s’expriment essentiellement en termes de compatibilité avec les caractéristiques de la construction d’origine des matériaux ou des techniques mises en œuvre : compatibilité des matériaux de parement avec les supports, compatibilité de résistance mécaniques des matériaux, cohérence des structures et des techniques d’assemblage…

Le respect du caractère des lieux Une campagne de reconnaissance photographique permettrait utilement d’identifier les « paysages urbains sensibles » :

  • Vues des abords depuis la Citadelle
  • Vues de la Citadelle depuis les abords
  • Paysages de rues Il sera ensuite possible de dégager les éléments caractéristiques de ces paysages : gabarits, végétation, matériaux des toitures, reliefs des façades, coloration générale du quartier…. Le cadre des interventions possibles sera posé par le règlement qui pourra interdire toute intervention de nature à porter atteinte au caractère du paysage urbain.

Les modalités de réalisation Les modalités de réalisation de l’inventaire des abords sont établies. Le périmètre, le phasage et les acteurs de cet inventaire sont connus. Il est convenu d’englober dans le périmètre de l’inventaire le quartier « Mayer », situé dans la vieille ville, et dont l’intérêt justifie des mesures de protection. Les trois premières phases de l’inventaire sont établies de la manière suivante : 1ère zone : abords de la Citadelle, secteur est, 2ème zone : abords de la Citadelle, secteur sud-ouest, 3ème zone : abords de la Citadelle, secteur nord-ouest. Sur ces trois premiers secteurs, il est indispensable d’inventorier les 2 cotés des rues.

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Pont Joffre © Ville de Lagny-sur-Marne

Modalités de saisie des données Deux remarques importantes s’imposent quant à la saisie des données : Il convient de ne pas négliger la possibilité d’élaborer un document graphique pour :

  • Signaler une servitude particulière sur un immeuble (démolition de tout ou partie d’une construction, surélévation interdite, modification à réaliser…)
  • Imposer un gabarit
  • Limiter les emprises constructibles d’une parcelle
  • Protéger un espace libre ou des plantations Dans cette optique, l’inventaire n’a pas nécessité à être exhaustif (par exemple, les constructions annexes dont la démolition sera exigée peuvent être simplement repérées sur un plan). Par ailleurs, la saisie des informations de l’inventaire doit être structurée dans une base de donnée de type Base Access afin d’être exploitée facilement sur informatique, d’être un jour géocodée et liée à un Système d’Information Géographique.

Maire : Patrice PAGNY

Hôtel de ville
2, place de l’hôtel de ville
77405 LAGNY SUR MARNE
Tél : 01 64 12 74 00
infos lagny-sur-marne.fr

 

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