Association Nationale des Villes et Pays d’Art et d’Histoire et des Villes à Secteur Sauvegardé et Protégé

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Briançon

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Briançon

Secteur sauvegardé (1987, environ 10 hectares)
Ville d’art et d’histoire (1990)
11 542 briançonnais
2 807 hectares

Chef lieu du Grand Escarton et carrefour commercial au XIVe siècle, dotée de nombreux privilèges, Briançon devient une ville à vocation militaire dont elle garde de précieux témoignages

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© Ville de Briancon

L’histoire en bref

Une ville libre Le seigneur Humbert II désirant favoriser ses fidèles sujets du Briançonnais décide et ordonne que tous, sans exception, seront désormais tenus et considérés comme des hommes libres, francs et bourgeois. La charte de 1343 signée entre Humbert II, dauphin du Viennois et les communautés briançonnaises remet à Briançon les redevances féodales, donne les garanties sur la liberté des personnes et des biens et reconnaît des privilèges économiques et municipaux. Le versement d’une rente annuelle et collective garantit aux habitants les concessions delphinales.

Une cité prospère Grâce à l’installation des Papes en Avignon au début du XIVe siècle, la ville connaît une expansion économique. Un grand nombre de voyageurs passent par Briançon. Le trafic s’intensifie les jours de foires, dont le rayonnement commercial dépasse les frontières de la région : les marchands viennent d’Italie, de Provence des Flandres, d’Allemagne et d’Espagne. Cette période de prospérité connaît une croissance démographique (1 500 personnes peuplent la ville en 1339), et l’extension de l’espace urbain : la Grande Rue est créée vers 1345, où coule le béal (canal) Gaillard ou grande gargouille. La ville est close en 1371. L’installation des Cordeliers marque le quartier de Roche par la construction d’un couvent (fin XIVe) dont subsiste l’église parée de peintures murales des XVe et XVIe siècles.

Une ville marquée par les guerres d’Italie Les épidémies de peste qui atteignent Briançon à partir de 1348 amorcent le déclin de la cité. La communauté rassemble à la révision des feux de 1474 environ 550 habitants. Après le rattachement du Dauphiné à la France en 1349, la ville subit les répercussions de la politique extérieure de la monarchie. Les campagnes des rois de France en Italie, empruntant la route du Mont-Genèvre , la seule où l’on pût faire passer des engins de guerre, marquent les règnes de Charles VIII à Henri II. Les réquisitions continuelles, l’insécurité régnant sur les routes désorganisent l’économie. L’empreinte militaire est donnée au Briançonnais pour quelques siècles. Une vocation militaire qui perdure Bastion catholique, la ville est prise par le duc de Lesdiguières en 1590, qui fait renforcer le château par un front bastionné. Un siècle plus tard, Vauban propose des améliorations et des ouvrages complémentaires à l’enceinte bastionnée de 1690. Pendant la guerre de Succession d’Espagne, Briançon est la clef de voûte de la défense de l’armée des Alpes. De 1709 à 1712, la redoute des Salettes est construite. A la paix d’Utrecht (1713), trois vallées outre monts passent à la Savoie. La ville devient alors une place forte de première ligne. D’importants travaux sont menés entre 1724 et 1734 : le fort des Trois Têtes est érigé sur la rive gauche de la Durance ainsi que les forts du Randouillet d’Anjou et le redoute du Point du Jour. Le pont d’Asfeld, réalisé entre 1729 et 1731, permet de conserver l’efficacité des ouvrages de la rive gauche de la Durance et de rester en liaison avec la ville. Les deux siècles suivants, les ingénieurs militaires montent à l’assaut des sommets environnant la ville et y installent des forts répondant au progrès de l’armement. Avec l’installation du 159e Régiment d’Infanterie Alpine en 1890, Briançon devient une ville de garnison.

Briançon sort de ses murs au XIXe siècle. De nouveaux quartiers sont créés et des activités industrielles se rassemblent dans le quartier de Sainte Catherine, proche de la Gare (construite en 1884). La pratique du ski pour des raisons stratégiques impulsée par le capitaine Clerc du 159e RIA dès 1901 entraîne dans les années qui suivent, des concours internationaux et dans la deuxième moitié du siècle la création d’une véritable station de sports d’hiver. Briançon se dote en 1989 d’une télécabine montant au sommet du Prorel et permettant de rejoindre le domaine skiable de Serre Chevalier. Aujourd’hui, Briançon, sous-préfecture de 11 500 habitants, continue d’assumer son rôle de carrefour, et met en valeur son riche héritage monumental et urbain. En témoigne la création en cours d’un secteur sauvegardé en 1987 et la signature de la convention Ville d’art et d’histoire en 1990.

La restructuration du 159e Régiment d’Infanterie Alpine en Centre national d’aguerrissement en montagne génère, depuis une dizaine d’années, une vente progressive des biens immobiliers devenus inutiles aux armées. La ville a engagé, en 2004, avec l’association nationale des Villes et pays d’art et d’histoire et à secteur sauvegardé et la mission pour la réalisation des actifs immobiliers (MRAI) du ministère de la Défense, une réflexion sur la reconversion de certains sites particulièrement complexes (Forts du Randouillet et des Têtes).

Maire et Président de la Communauté de communes du briançonnais : Gérard FROMM

Hôtel de ville
Immeuble les Cordeliers
1, rue Aspirant Jan
05100 BRIANCON
Tél : 04 92 21 20 72
www.ville-briancon.fr
www.ot-briancon.fr

Animatrice de l’architecture et du patrimoine : Isabelle FOUILLOY-JULLIEN
i.fouilloy mairie-briancon.fr

 

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