

Secteur sauvegardé (1993)
51 199 Albigeois
4 527 hectares

Le promontoire situé entre le cours d’eau du Tarn (au nord) et le ravin du Bondidou (sud-ouest) a accueilli un oppidum dont les traces d’occupation remontent à l’âge du bronze. Il correspond au quartier actuel du Castelviel.
A l’époque gallo-romaine, Albi est une petite agglomération.
Le lieu est assez important pour devenir le siège d’un évêché au Ve siècle, fortifié durant le haut Moyen-âge. Des constructions apparaissent en bordure de Tarn.
Le bourg circulaire de Saint-Salvi et le Pont-vieux attestent du développement économique et urbain médiéval. Le faubourg de la Madeleine se développe sur la rive droite.
Aux XIIe-XIIIe siècles, l’urbanisme en quartiers et en bourgs bien marqués reflète le partage du pouvoir entre l’évêque, les chanoines de St Salbi et les seigneurs féodaux.
Après la croisade contre les cathares dénommés « Albigeois », Albi témoigne d’une forte reprise en main de l’église catholique, devient une puissante cité épiscopale sous la seigneurie de ses évêques bâtisseurs. Le palais de la Berbie puis la cathédrale marquent le paysage ; un important développement urbain accompagne l’édification de l’ensemble épiscopal (nouveaux quartiers, institutions religieuses hors les murs).
Au début de la guerre de Cent ans, Albi est corsetée dans ses remparts qui sont même renforcés.
La période de la Renaissance (XVe siècle) amène reprise économique grâce au commerce du pastel (plante tinctoriale qui fit la fortune de la ville), de nouveaux hôtels particuliers voient alors le jour, les quartiers anciens sont rénovés. La cathédrale se dote alors de son extraordinaire décor.
Aux XVIe et XVIIe siècles, le palais épiscopal de la Berbie subit des transformations architecturales notables, et perdant son aspect défensif, prend l’aspect contemporain que nous connaissons.
Albi est élevée au rang d’archevêché au XVIIe siècle ; la ville est toujours ramassée autour du groupe épiscopal et entourée de fortifications. Leur démolition démarre au XVIIIe siècle.
Au XIXe siècle, les projets de renouvellement urbain démarrent : élargissement du Pont-vieux, navigation sur le Tarn améliorée, développement du quartier industriel rive droite, etc. De nouveaux quartiers périphériques apparaissent et d’importants travaux d’infrastructure sont réalisés.

Après la seconde guerre mondiale, le centre historique, délaissé dans un premier temps, est déclaré « secteur sauvegardé ».
Un premier programme d’aménagement urbain réalisé dans le cadre d’un contrat ville moyenne a vu le jour dans les années 1980. Cette action s’est intensifiée depuis une dizaine d’années mettant l’accent sur le centre ancien élargi dans un projet global de renouvellement urbain, prévu sur une génération. Ces aménagements ont transformé le coeur historique tant du point de vue de sa perception et de son embellissement patrimonial, que du point de vue de la qualité d’usage.

En janvier 1968, un arrêté interministériel créait le secteur sauvegardé. En 1978, la réalisation d’un contrat ville moyenne a permis d’enclencher une réhabilitation du centre ancien et d’inscrire dans le temps une véritable action en travaillant sur les édifices majeurs et sur le patrimoine privé. Cette politique patrimoniale a été saluée par l’inscription de la Cité épiscopale d’Albi au patrimoine mondial, dont le plan de gestion sert désormais de référence pour la gestion, la conservation et la valorisation du bien.

Outils de protection ou de gestion du patrimoine
Le secteur sauvegardé a été approuvé par le conseil municipal en décembre 1973 puis par décret en conseil d’Etat en 1993.
La ville s’est dotée d’un PLU en 2003 ; il comprend les PPR inondation et effondrement des berges.
Il existe un projet de création de ZPPAUP (AVAP) dans le plan de gestion UNESCO de la Cité épiscopale.

Outils opérationnels

Les aménagements urbains se poursuivent dans le cadre d’une politique urbaine durable, qui place la valeur universelle exceptionnelle de la Cité épiscopale au coeur de la réflexion : dans la Cité épiscopale, le secteur sauvegardé, mais également dans ses abords avec la création d’un pôle culturel. Il s’agit d’un projet à la fois : environnemental, urbanistique, touristique et culturel. L’architecte lauréat de ce projet est Dominique Perrault.
Programmes d’actions liés au cadre de vie et au développement durable :
Outils de valorisation et animation de l’architecture et du patrimoine
La valorisation et l’animation du patrimoine se fait dans une approche holistique :

Médiation
Projets
Projet d’adhésion au réseau des VPAH
Formations (réalisées dans le cadre de la candidature au patrimoine mondial)

Maire : Philippe BONNECARRERE
Mairie d’Albi
16, rue de l’hôtel de ville
81023 Albi cedex 9
Tél : 05 63 49 10 10
secretariat.cabinet mairie-albi.fr
www.mairie-albi.fr
Référents :
Elue : Marie-Louise AT
Adjointe déléguée au Patrimoine, à la Prévention et à la Sécurité publique
marie-louise.at mairie-albi.fr
Chargée de mission UNESCO, responsable du patrimoine : Marie-Eve CORTES
marie-eve.cortes mairie-albi.fr